17 July 2017

Voyage en Virginie

Jusqu’ici, mes pérégrinations américaines ont été menées surtout sur l’ancien territoire de la Nouvelle-France. Cette fois-ci au lieu, j’ai eu le plaisir de visiter une ancienne colonie britannique : la Virginie. Spécifiquement, j’ai visité le « triangle historique », une région de l’état qui permet de faire un tour complet de son histoire coloniale ainsi que celle des États-Unis. De sa fondation à Jamestown, en passant par le 18e siècle à Williamsburg, pour enfin rejoindre la naissance de la nouvelle république avec la victoire américaine à Yorktown, c’est tout près de 175 ans d’histoire qu’on peut visiter dans une circonférence faisant moins d’une heure de route.

Mon petit compagnon de voyage était le livre L’Amérique avant les États-Unis par Bertrand Van Ruymbeke, publié chez Champs, collection Histoire. Pour mes lecteurs curieux d’en apprendre plus sur l’histoire coloniale anglaise/britannique, je vous suggère cette excellente synthèse. D’ailleurs, l’auteur peut s’enorgueillir du fait que je n’ai toujours pas réussi à trouver un homologue de son livre de même qualité en anglais.

La première chose que j’ai remarquée sur la route est la végétation complètement différente à celle laquelle je suis habitué dans le Nord. C’est peut-être un peu naïf de ma part, mais je trouve ça très intrigant et charmant de me sentir dépaysé par la végétation. Ici, ce n’est plus le conifère qui est maître, mais le feuillu : d’innombrables arbres que je ne saurais nommer parsèment les montagnes de la Pennsylvanie et de la Virginie. Les paysages, en effet, sont magnifiques : on doit d’ailleurs se méfier sur la route d’être trop distrait par l’attrait des alentours, souvent à couper le souffle. Et tentez de les photographier tant que vous voulez, les photos ne pourront jamais capturer la pleine grandeur magnifique des Appalaches.

Notre arrivée à destination avait pris plus de temps de prévu, puisque Cathrine, la conductrice, insistait de passer en marge des grandes villes au lieu de suivre la route la plus directe. Je dois d’ailleurs proposer que même en suivant la route la plus courte, il est préférable de diviser son déplacement entre deux jours afin d’éviter les mêmes mauvaises surprises que les nôtres. La circulation était souvent imprévisible, même à l’extérieur des grandes villes comme Baltimore et Washington. Dans notre cas, avec notre détour, ça nous a pris 20 heures de route.

Cabane au KOA
Pour épargner, nous avons logé au KOA de Williamsburg. C’était un plaisir de se reposer le soir auprès d’un bon feu de camp, à siroter une bière locale. J’ai même droit de me venter que nous n’avons jamais utilisé d’allumettes pour allumer notre feu, mais plutôt le batte-feu et le silex, comme à l’époque! Le soir, on s’amusait à admirer les chauves-souris qui menaçaient les insectes attirés par le lampadaire sur le chemin menant à notre cabane. Un hibou ululait et on se sentait à l’aise. Il ne restait plus qu’une bonne nuit de repos avant de visiter ce que nous étions venus voir.

Je recommande à quiconque veut visiter la Virginie de se payer une passe pour le « Historic Triangle ». Au lieu d’acheter une entrée pour chaque attrait historique individuel, cette passe générale vous fait épargner sur l’ensemble. D’ailleurs, si vous restez dans un KOA, achetez votre billet sur place pour bénéficier d’un rabais de plus. Normalement vendu à environ 100$ américains taxes incluses, le billet nous a plutôt coûté 87$ chacun. Il vaut certainement la peine: il s’agit d’une passe de 7 jours qui vous permet de visiter tous les musées et sites reliés à Jamestown; Williamsburg et ses musées; et enfin le parc national de Yorktown et le musée de la Révolution américaine.

Cathrine au College of William & Mary
Le lendemain, c’était le rendez-vous avez notre première destination : le College of William & Mary. Fondé en 1693 par des membres de l’Église anglicane, il s’agit d’une des plus vieilles universités en Amérique. J’accompagnais Cathrine qui espère y poursuivre le doctorat. En effet, son programme d’archéologie ainsi que son programme d’histoire sont parmi les plus prestigieux aux États-Unis.


La maison du gouverneur

House of Burgesses, l'assemblée de la Virginie coloniale.

Thomas Jefferson

Si Jamestown mérite l’éloge de premier lieu d’établissement anglais, c’est toutefois la capitale, Williamsburg, qu’on peut qualifier comme étant l’homologue du Vieux-Québec, à une exception près : ici, non seulement la vieille ville a-t-elle été reconstituée et préservée, mais elle fait l’objet d’une reconstitution historique poussée avec d’innombrables acteurs recréant la vie au 18e siècle. En effet, au tournant du siècle, la capitale fut déplacée de Jamestown à Williamsburg, jugé mieux protégé à l’intérieur des terres. Au début du XXe siècle, John D. Rockefeller Jr. s’est laissé persuadé d’investir des sommes importantes pour la préservation et la reconstruction partielle de la ville. Aujourd’hui, la ville est un fleuron important parmi les sites historiques des États-Unis.



Si la reconstruction de Williamsburg peut toutefois parfois sembler un peu Disney-esque, il ne faut pas se leurrer: plusieurs reconstituteurs présents sur place sont de véritables experts du domaine qu’ils représentent. Par exemple, Cathrine et moi avons eu beaucoup de plaisir à parler avec un spécialiste des textiles d’époque, ainsi qu’avec un charron. Il faut se rappeler d’ailleurs que Williamsburg s’agit du plus grand musée plein air en Amérique, tout comme Louisbourg au Canada. Ses collections sont souvent utilisées comme référence chez d’autres musées et ses bâtiments sont souvent utilisés comme arrière-plan pour de nombreuses séries télévisées (dont le récent Turn).

Ne ratez surtout pas le musée d'art de Williamsburg!
Il s'agit à la fois d'un musée d'histoire.
 Je n’ai qu’une recommandation importante à faire pour quiconque planifie visiter Williamsburg : ne ratez surtout pas le musée d’art. Nous avons fait l’erreur d’attendre à la dernière minute pour le visiter, sans savoir que nous aurions pu aisément y passer une journée entière. Son art colonial et ses objets d’époque vont envoûter les amateurs du 18e siècle.
 
À ce jour je regrette ne pas l'avoir acheté...

À l'intérieur d'un des navires reconstruits.

Le site du "Jamestown Settlement",
une reconstitution du fort James datant de 1607.

Après deux jours passés à Williamsburg, ce fut un plaisir de découvrir le site archéologique de Jamestown; en effet, les vestiges de la première colonie anglaise permanente en Amérique datent de 1607, un an avant la fondation de Québec par Champlain. J’ai été stupéfié de découvrir que Jamestown ne compte pas un, pas deux, mais trois musées dédiés à la fondation de la colonie, ceci alors que Québec annonce la fermeture du seul petit musée dédié à la Place Royale. C’est vraiment une honte pour le Québec et le Canada de ne pas investir autant dans leur histoire que le fond les Américains.
 
Les fouilles archéologiques sont en continue à Jamestown.
Leur programme de rayonnement publique est un
des meilleurs au monde.

Une représentation de Matoaka,
alias Pocahantas.

John Smith, dont la réputation a
récemment été réévaluée par les historiens.

Il y a techniquement deux sites à visiter pour Jamestown: le « settlement » et le site archéologique. Le premier comporte un musée extraordinaire et une reconstitution du site avec de nombreux interprètes. Ce site possède également des répliques des trois premiers navires à s’être accostés lors de la fondation. Mais de loin, la meilleure partie de cette visite est le musée récemment rénové. En tant qu’historien spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles, j’ai été épaté d’apprendre du nouveau, ce qui n’arrive pas souvent. Un aspect du musée que j’aimerais applaudir en particulier est l’exposition sur les esclaves noirs apportés à Jamestown. Les concepteurs du musée ne se sont pas contentés de conter leur histoire qu’à partir de leur arrivée, mais ont pris la peine de récapituler le contexte de leur capture en Angola. En plus, le musée entier se consacre à expliquer aux visiteurs les trois cultures présentes à Jamestown : les Anglais, les Africains et, bien sûr, les Powatans. Le produit final est une expérience révélatrice qui réussit à bien nous introduire aux enjeux sociaux, politiques et souvent personnels soulevés par la rencontre (lire : choc) des trois cultures.
 
Bronze illustrant le fort James.


Artefacts tels qu'ils ont été trouvés
dans un puits.

Le deuxième site s’agit de l’emplacement réel du fort James, découvert en 1994. Si le musée qui introduit le lieu n’est pas aussi impressionnant que l’immense musée au Settlement, le musée d’archéologie, lui, est à ne pas manquer. L’Archaearium, ainsi nommé, expose de nombreux artéfacts découverts sur le site. Je n’ai jamais vu un aussi beau musée dédié à l’archéologie. Et pour les plus frileux, sachez qu’une section est dédiée aux dépouilles retrouvées sur le site, dont celle d’une jeune anonyme baptisée Jane, victime de cannibalisme durant l’hiver 1609. Bref, Jamestown et ses musées ne font pas que nous enseigner les événements de la fondation de la Virginie, mais réussissent également à nous faire revivre les vies et mœurs des gens qui s’y trouvaient et les épreuves qu’ils ont souffert.
 
Devant Monticello

Thomas Jefferson

La tombe de Thomas Jefferson

Même s’il ne figure pas dans le « package » du triangle historique de la Virginie, nous avons fait 2 heures de route pour visiter Monticello, la maison construite par Thomas Jefferson. Diplomate, francophile, troisième président des États-Unis et l’auteur de la Déclaration d’indépendance, Jefferson est l’incarnation même de l’esprit des Lumières et du 18e siècle. L’homme est également un paradoxe : bien qu’il a prêché la liberté individuelle pour ses concitoyens, à l’inverse il a toujours refusé de libérer ses esclaves et a opté de confier la question d’émancipation à la prochaine génération de politiciens. Sans l’exonérer pour autant à ce sujet, il faut tout de même lui rendre notre admiration pour toutes ses autres réussites très progressistes pour son époque. Pour quiconque s’intéresse à sa vie, un passage à Monticello est obligatoire. Visitez également sa tombe, tout près: il ne s’agit pas ici tant d’une visite que d’un pèlerinage, selon moi.

Notre excellent guide à Yorktown.

Une des rares commémorations des Français à Yorktown

George Washington en bonne compagnie.
La visite de Yorktown fut rapide, puisque nous allions visiter à la fois le nouveau musée de la Révolution américaine. Si le site vaut certainement la peine d’être visité, je dois dire que j’étais un peu déçu du traitement de la mémoire des Français. D’une part, les guides et les interprètes répétaient sans cesse que la victoire finale des États-Unis contre la Grande-Bretagne revenait en réalité à la France, leur allié; de l'autre, sur les lieux, peu de commémorations existent outre des indications des emplacements des forces françaises. Si les morts américains ont droit à un superbe cimetière d’état, les Français ont au plus une petite croix blanche et une plaque qui soulève l’emplacement ambigu de leur cimetière. La boutique n’offrait à peu près aucun produit ni livre commémorant l’aide française, à part un petit drapeau français.

Le pistolet offert à Washington par Braddock se trouve
au Smithsonian.

L'écritoire de Thomas Jefferson sur laquelle
fut écrite la Déclaration d'indépendance.

Le chapeau et le fouet d'Indiana Jones.

Lafayette

National Archives, un 4 juillet!

Le Hope Diamond aurait appartenu à Louis XIV,
Louis XV et Louis XVI.

Non, je n'ai pas vu Trump...

Au musée d'histoire naturelle de la Smithsonian.

Musée d'histoire américaine.



Nous avons eu la chance de passer quelques jours à Washington chez de la parenté à Cathrine. Si les guides indiquent que tous les arrêts touristiques intéressants peuvent se faire facilement à pied, cela ne veut pas dire pour autant qu’il est possible de tout visiter en deux jours. À preuve, j’ai dû me contenter de voir le monument de Lincoln et celui de Jefferson qu’au loin en auto. Notre priorité: marcher devant la maison blanche, visiter la place Lafayette, et visiter deux musées Smithsonian, dont les musées d’histoire américaine et d’histoire naturelle. Sans oublier une attente d’une heure pour voir les documents fondateurs des États-Unis aux National Archives, dont la Déclaration d’indépendance! (Et non, nous n’avons pas vu Nicolas Cage dans le coin…) Deux jours, c’est vraiment court pour visiter la capitale américaine!

Sur le chemin du retour, nous avons jugé qu’il était préférable de diviser le voyage en deux. Ceci nous a permis de visiter rapidement Gettysburg que nous avons croisé par hasard. L’arrêt en vaut la peine, bien que Cathrine m’assure que choisir entre le musée et le champ lui-même, vaut mieux voir ce dernier, ce que nous avons fait en deux heures et demie. Effectivement, entre autres, j’ai eu le plaisir de monter au haut d’une tour d’observation donnant une bonne vue d’ensemble du point de vue de l’armée confédérée, en plus de visiter le point sensible défendu par l’Union (Big Round Top et Little Round Top).
 
Au champ de bataille de Gettysburg.
Je ne pouvais m’empêcher d’être sidéré : il est incroyable de songer que l’indépendance américaine s’est jouée à Yorktown avec près de 19 000 combattants pour les États-Unis contre 9 000 britanniques, avec environ 400 tués (deux côtés confondus). Mais à Gettysburg, environ 80 ans plus tard, il se trouvait 104 000 combattants pour l’Union contre 75 000 Confédérés, avec plus de 30 000 tués sur le champ de bataille, presque autant de morts que pendant toute la guerre du Vietnam… Ce n’est qu’en pleine connaissance de ces chiffres qu’on peut avoir une réelle appréciation de l’importance de ce qui s’est déroulé sur ce champ, aujourd’hui paisible et dont on ne soupçonnerait pas le passé n’était-ce des innombrables monuments et effigies. L’émancipation que Jefferson hésitait à aborder un demi-siècle auparavant allait se régler à prix de sang…
 
En tout, un voyage mémorable!
Au final, ce voyage était non seulement une vacance bien méritée, mais aussi l’occasion de regarder l’autre bord de la clôture et d’observer une fois de plus comment les Américains commémorent leur histoire. Ce fut également l’occasion, pour un historien de la Nouvelle-France, de découvrir davantage la culture et les mœurs des colonies britanniques. En effet, il nous arrive trop souvent de traiter des Britanniques à l’époque comme s’il s’agissait d’un monolithe homogène lorsque la réalité était tout autre. Selon mon expérience, en comparant simplement Schenectady, New York, à Williamsburg, Virginie, on découvre une importante différence entre l’organisation spatiale, l’économie et la mentalité des deux régions. Si les Canadiens ne prenaient pas nécessairement la peine de différencier entre Britanniques, au contraire, ces derniers ne se faisaient pas de telles illusions sur leurs identités régionales.

Pour conclure, ce n’étaient ici que quelques observations et commentaires sur mes nombreuses expériences vécues pendant ce voyage. Je vous souhaite d’en vivre autant à votre tour!

#SWAG
Pour plus d’information :


13 July 2017

Arkansas...Arkansaw?

Small factoid of the day.

Here's Why We Pronounce 'Kansas' And 'Arkansas' Differently, as explained by the Business Insider (Hint: because of New France):


11 July 2017

Bougainville n'aime pas l'hiver

Un petit extrait du journal de Bougainville qui chiâle contre l'hiver (s'il n'est pas en train de chiâler au sujet des Amérindiens, des Canadiens, des Anglais, du pays en général...):
Tel est le plaisir des femmes de ce pays d’aller en carriole l’hyver sur les neiges, ou sur les glaces dans des tems où il semble qu’on ne devrait pas même sortir par nécessité. La Ste-Catherine est un jour de danse et de fête ici. (25 novembre 1756) 
Source :
Louis-Antoine de BOUGAINVILLE, Écrits sur le Canada, Québec, Septentrion, 2003, p. 159.http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/ecrits-sur-le-canada-nvlle-edition
 

09 June 2017

#JeSoutiensBAnQ

Les mesures d’austérité du gouvernement québécois frappent encore. Cette fois-ci, c’est Bibliothèque et Archives Nationales du Québec (BAnQ) qui sont dans la mire budgétaire. Je cite l’article du Devoir parut cette semaine : 
Le plan de BAnQ comprend trois axes : la réduction des budgets de fonctionnement de toutes les directions, l’optimisation de l’organigramme de direction et l’abolition de 29 postes permanents, dont 4 étaient déjà vacants. Des activités de numérisation seront suspendues, entraînant la fin de 11 postes occasionnels avant terme. BAnQ comptait, avant cette annonce, 738 employés, incluant ses surnuméraires. C’est donc une réduction de 5,42 % des postes.

Frustration et déception sont ressenties non seulement par les employés de BAnQ, mais par sa fidèle clientèle. En réaction, un mouvement s’élève pour dénoncer ces coupures. Une campagne sur les réseaux sociaux demande : « Dites-nous pourquoi vous soutenez @_BAnQ! » Eh bien, voici ma liste, sans ordre particulier, qui ne fait que gratter la surface de l’utilité de BAnQ :
  • #JeSoutiensBAnQ parce que l’institution est à la fine pointe de l’archivistique.
  • #JeSoutiensBAnQ parce que l’institution possède les meilleures salles de consultation que j’ai jamais visité pendant mes nombreux voyages de recherche.
  • #JeSoutiensBAnQ parce que son programme de numérisation est à la fine pointe de la technologie et qu’elle possèdent l’un des meilleurs sites d’archives au monde.
  • #JeSoutiensBAnQ parce que ses numérisations ne font que gratter la surface de ses collections et qu’elles doivent donc faire l’objet de plus d’investissement, non moins.
  • #JeSoutiensBAnQ parce que je n’aurais jamais pu terminer ma maîtrise sans l’expertise de ses employés.
  • #JeSoutiensBAnQ parce que je me sers constamment de ses services et de ses experts pour ma thèse doctorale et mes nombreux projets de recherche.
  • #JeSoutiensBAnQ parce que je me sers de ses services pour monter ma généalogie et découvrir l’histoire de ma famille.
  • #JeSoutiensBAnQ parce que ses collections et ses employés sont le fer de lance de la mémoire populaire et l’histoire du Québec.
  • #JeSoutiensBAnQ parce que ses collections ne sont pas que des trésors québécois, mais internationaux, touchant l’histoire du Canada, des États-Unis et de la France, entre autres!
  • #JeSoutiensBAnQ parce que ses programmes de bourses ont aidé maints étudiants et chercheurs à venir au Québec consulter ses collections.
  • #JeSoutiensBAnQ parce que l’institution n’occupe pas qu’un simple rôle passif de gardien de notre mémoire, mais joue un rôle actif au sein de la population. En effet, BAnQ anime des kiosques d’information pendant les salons du livre, participe aux Fêtes de la Nouvelle-France et organise de nombreuses exposition et activités pour le grand public.
  • #JeSoutiensBAnQ pour toutes les raisons que mes collègues et amis peuvent évoquer à leur tour.

Et vous, pourquoi soutenez-vous BAnQ? Exprimez-vous sur Facebook et Twitter, sans hésiter d’écrire à BAnQ avec vos raisons.

Sources :
Lalonde, Catherine. « Abolition de postes et réorganisation à BAnQ », Le Devoir, 7 juin 2017. En ligne : http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/500597/bibliotheques-et-archives-coupures-de-postes-et-reorganisation-a-banq

03 May 2017

Julian Peters à la radio



Je vous invite à écouter la récente entrevue de Julian Peters à l'émission Les Oreilles d'Anne au Canada. Julian travaille présentement sur un roman graphique au sujet de la Conquête. C'est avec grande anticipation qu'on attend sa parution! 


Pour suivre l'oeuvre de Julian, visitez : https://julianpeterscomics.com/


02 May 2017

Chiens et l'armée

[Billet mis à jour le 12 juillet 2017]

Récemment, la compagnie de nourriture pour chien Pedigree a fait diffuser cette pub :



Histoire vraie portant sur le chien de Howe, retourné à son propriétaire par ordre de Washington pendant la Révolution américaine. Meilleurs amis de l'homme, il n'est pas étonnant de savoir que de fidèles compagnons canins ont souvent été présents sur les fronts de guerre depuis les tout débuts de l'humanité.

Qu’en est-il pendant la guerre de Sept Ans? En Europe, la présence de chiens est attestée même dans l’art, comme dans ce tableau inspiré d'une œuvre de Joseph Vernet.


Le chien est non seulement un compagnon, mais se démontre utile sur le champ de guerre. Les chiens de traîne, par exemple, ne datent pas d’hier. En Amérique, un des meilleurs témoignages sur la présence de chiens dans l’armée est celui du canonnier Joseph Charles Bonin, dit Jolicœur (J.C.B.), en voyage avec sa compagnie dans la vallée de l’Ohio en 1754 :
Un jour que nous faisions halte à terre sur le bord de cette rivière en descendant, nous aperçûmes plusieurs chevreuils et daims dont les environs abondent, je pris mon fusil moi quatrième dans l’intention d’en tuer au moins un. J’avais avec moi mon chien [Ce chien que j’avais depuis deux ans et qui m’avait coûté trois cents francs, m’avait gagné, par sa force et son industrie, déjà deux cents francs. Sans compter les autres services qu’il m’avait rendus, en me traînant avec ma traine sur la neige et la glace.] animal très ardent et plein de vigueur, qui après avoir reconnu la piste d’un chevreuil se mit à sa poursuite plus longtemps qu’il ne fallait, car l’heure de s’embarquer étant arrivée, j’appelais inutilement mon chien qu’il n’était pas en mon pouvoir d’attendre puisque j’étais obligé de suivre les autres pirogues. Enfin après avoir fait une lieue environ sur la rivière j’aperçus mon chien sur le haut des montagnes escarpées d’où il ne pouvait descendre pour me rejoindre, je fus donc forcé de l’abandonner, non sans beaucoup de regret, persuadé qu’il ne pouvait que mourir de faim et être la pâture de quelques animaux voraces.
Bougainville écrit d'ailleurs en février 1757 au sujet des rations et de l'équipement:
Les vivres ont été données pour douze jours, en pain, lard et pois sur le pied de la ration de campagne. L’officier a en plus trois pintes d’eau-de-vie et deux livres de chocolat. Chacun d’eux a composé son équipage de chiens destinés à tirer les traînes, quelques-uns même ont emmené des chevaux. Les chiens lors du départ coûteraient jusqu’à 100 frs [francs]. 
Dans son journal, Pierre Passerat de la Chapelle fait mention de l’utilisation de chiens alors qu’il se prépare à rejoindre La Nouvelle-Orléans à partir du Pays des Illinois en plein hiver 1761 :
Je donnai des instructions aux gradés pour les préparatifs du départ, la répartition des vivres et des charges sur les traîneaux. J’achetai aux sauvages des peaux de bison préparées pour recouvrir les charges des traîneaux et pour le campement. Je demandai aux sauvages de me fournir des guides en nombre suffisant pour la route. Ils m’en envoyèrent cinquante, douze traineaux et dix chiens de trait. 
En hiver, les chiens de traîne sont particulièrement utiles.
Source : CLUNY, Alexander. The American Traveller […]. Londres, E.
and C. Dilly,…, and J. Almon…, 1769. Frontispice.
Toujours dans le journal de La Chapelle, nous y trouvons une perle qui ferait sourire maints professeurs à l’école élémentaire. Alors qu’il est question d’un reçu de remboursement pour diverses fournitures, le commandant du fort de Chartres, Pierre-Joseph Neyon de Villiers, feint l’avoir perdu : « Je me souviens, j’ai retrouvé votre traite dans la gueule de mon chien et vous l’ai renvoyée par mon esclave. Par conséquent, je ne suis pas payé. » Il se sert de l’excuse non seulement avec de La Chapelle, mais répète l'histoire au gouverneur de la Louisiane. Plus ça change, plus c’est pareil… 

Bref, il ne s’agit ici que de quelques exemples de la présence de chiens dans la vie militaire au XVIIIe siècle en Nouvelle-France. C’est une question qui mérite certainement un article, un jour! Entre temps, j'invite mes lecteurs à lire les sources et lectures suggérées ci-dessous. 

Sources :
  • Bougainville, Louis-Antoine de, Écrits sur le Canada, Québec, Septentrion, 2003, p. 168.
  • Delâge, Denys, « Microbes, animaux et eau en Nouvelle-France », Globe: Revue internationale d’études québécoises, Vol. 9, nᵒ 1 (2006), p. 113–139.
  • Delâge, Denys, « «Vos chiens ont plus d’esprit que les nôtres»: histoire des chiens dans la rencontre des Français et des Amérindiens », Les Cahiers des dix, nᵒ 59 (2005), p. 179–215.
  • J.C.B. (Édité par l’abbé H.R. CASGRAIN). Voyage au Canada dans le nord de l’Amérique septentrionale fait depuis l’an 1751 à 1761 par J.C.B. Québec, Imprimerie Léger Rousseau, 1887. p. 97. 
  • Gagné, Joseph. Inconquis. Deux retraites françaises vers la Louisiane après 1760. Québec, Septentrion, 2016. p. 176, p. 206 et p. 215.
  • Tiger, Caroline. General Howe's Dog: George Washington, the Battle for Germantown and the Dog Who Crossed Enemy Lines. Chamberlain Bros, 2005. 176 p.


29 April 2017

Fermeture de deux musées à Québec


Je suis peiné d’apprendre que le Musée de la Place Royale et la Maison historique Chevalier vont fermer, faute, dit-on, d’un manque de revenu lié à la vente de billets. Il est un peu tôt ce matin pour que je commente à fond cette décision, mais je puis dire que je suis très déçu et bouleversé. Pour l’instant, j’encourage mes lecteurs à contacter leurs représentants politiques, ainsi que le ministère de la Culture et des Communications, et de faire part de leur chagrin et d’implorer le gouvernement de soutenir ces deux établissements. Sans oublier d’aller les visiter à nouveau (ou les découvrir si c’est votre première visite!) avant que la clé ne soit mise dans la porte... Ces musées sont important
s non seulement pour le patrimoine de la ville de Québec, mais de l’Amérique du Nord. C’est notre responsabilité de les mettre en valeur et protéger leur mission éducative.

Pour en savoir plus sur la fermeture des deux musées : Mathieu, Annie. « Deux musées du patrimoine ferment dans le Vieux-Port », Le Soleil, le 28 avril 2017, http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts/expositions/201704/28/01-5093057-deux-musees-du-patrimoine-ferment-dans-le-vieux-port.php.

SUIVIS 2017-04-29: Mathieu, Annie. « Fermeture de deux musées du patrimoine: Québec rectifie le tir », Le Soleil, le 29 avril 2017, http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts/expositions/201704/29/01-5093224-fermeture-de-deux-musees-du-patrimoine-quebec-rectifie-le-tir-.php

28 April 2017

Sainte-Famille de Cahokia

Écoutez l'archéologue Robert Mazrim parler (en anglais) de l'église Sainte-Famille de Cahokia, la plus vieille église encore debout aux États-Unis. La paroisse a été fondée sous le Régime français. J'ai moi-même eu le plaisir, à deux reprises, de visiter ce précieux vestige du Pays des Illinois dans le Midwest américain.

Site web de Sainte-Famille: http://www.holyfamily1699.org/


Photo: Joseph Gagné, 2013.

26 April 2017

Relation de la prise de Niagara, 1759

Extrait d'une lettre de Macarty, commandant au fort de Chartres, à Kerlerec, gouverneur de la Louisiane, le 30 août 1759:

J’aprend par M.rs de Belestre, et girardeau, la defaitte de notre detachement au moment d’entrer dans Niagara. les Anglais au nombre de 2000 i compris des sauvages des cinq feux, leur ayant tendu une embuscade et trahis, par les dittes nations; on a donné dedans. on pretend qu’une lettre Ecritte a M.r Pouchot, commandant, de se tenir prest a abattre les [ponts levis] un tel jour, a été portée a l’anglois qui en consequence s’est retranché sur le passage et envoyé audevant des sauvages, nous faire amitié et assurer que l’anglois, etoit sur la rive opposée. Je ne puis comprendre comme un detachement de 13 a 1400. hommes ait donné dedans avec tant de confiance jusque se faire mettre la bourre dans le ventre; sans doutte qu’on n’avoit point d’avangarde, n’y envoyé des françois a la decouverte, d’un costé et d’autre; de la premiere decharge, la majeure partie des officiers ont pery etant pris en [flanc] et en teste, la surprise a fait faire Volteface a tous ceux qui etoient derriere, la pluspart n’ayant pu faire feu, etant en Colonne sur 12 de hauteur, lors qu’on a été en deroutte il n’a jamais été possible aux officiers qui restoient, de [rallier] le monde; ils ont été poursuivis jusqu’au pied des costes. On Estime la perte du 24. juillet a 344 hommes pris ou tués, duquel nombre sont 17 officiers du canada, aux environs de 200 canadiens ou soldats, 6. de la louisiane, qui sont les S.rs Aubry, Devilliers, Lozy, Desroches, [Devins], Ferrant. Cadets [Desillets], Labarre, deux sergents, deux [caporaux], 30. soldats et 54 habitants, les S.rs berquier Blessé a la hanche et [hemery] demoncharsaux a l’épaule qui vont bien l’un et l’autre; Le reste sont des nations, sauteux, qui ont bien fait, la pluspart de nos nations etant restées derriere, ont été spectateurs, a l’exception des […sés] et petits Osages qui ont donnés, ils n’ont perdus [en ce qu’il] paroit personne; il est a [croire …/craindre] quils n’ayent eu quelques pourparler entre les nations qui nous donnent dans la suitte de la tablatture, si niagara venoit a etre pris. il etoit [detout] assiegé depuis 18 jours on pretend, sans trop assurer la chose, que M.r lacorne avoit pris deux batteaux aux anglais, qui, les reduis où [a manquer], et que, pendant quils etoient occupés du costé de notre detachement, il avoit entré dans niagara. il se repend aussy un bruit, que l’anglais ayant envoyé 100. voiles pour le siege de quebec, la France en avoit envoyé autant pour la defence; J’Espere apprendre bientôt quelque chose de plus positif.
Source:
ANOM, Colonies, C13A 41, F°103-107v. Macarty à Kerlerec. Aux Illinois, le 30 août 1759.

25 April 2017

Canon de La Belle

Je viens de découvrir le merveilleux site Sketchfab. Il s'agit d'un dépôt de modèles 3D.  En furetant, on peut parfois trouver des objets en lien avec la Nouvelle-France. Voici un canon retrouvé à bord de l'épave de La Belle, le navire de l'explorateur Cavelier de La Salle. Et vous, que trouverez-vous d'autre?

Parc Canada et les murs de Québec

Vidéos qui datent de 2016, mais que j'aime beaucoup. Ceux qui ne l'ont pas encore fait, je vous encourage fortement de venir visiter les fortifications de Québec.


07 April 2017

The Storytellers


Once again, the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada invited each of their scholarship holders to submit a three-minute video clip explaining their research. Out of all the submissions, 25 finalists were retained.

This year, I am proud to announce that I am one of the researchers being highlighted through the SSHRC's Storyteller project! After watching my video below, I invite you to see the other contest finalists over at the Storytellers' YouTube playlist and learn more about some of today's most exciting research.




30 March 2017

Mise à jour / Update

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27 March 2017

"The Story of Us" Is Not Quite Our Story…


Yesterday was the premier of CBC's The Story of Us, a 10 episode series on Canada's history. Created for the 150th anniversary of the Confederation, such a series reflecting on the country's past would seem a proper idea. After a first such national experiment with Canada: A People's History, enough time and distance has passed to give a televised national narrative another go, this time integrating latest historical research and addressing the shortcomings of the last series. 

But telling the country's history in only ten, 45-minute episodes is a tall order. And sadly, after watching the first episode, I must say the result isn't even worth a CliffsNotes version of Canadian history. What we are left with is a jarring, segmented mess. 

The episode in question begins immediately with Champlain's arrival to Québec, the past century of European exploration woefully glossed over in a mere sentence. Never mind that Native pre-Columbian history is equally swiftly dealt with by simply mentioning a 12000 year presence on the land. No Bering land-bridge, no nod to recent research on earlier migrations. Nothing. 

Suffice to say that the rest of the episode focuses (a loose term here) on Champlain founding Québec, the arrival of the Filles du Roy, the founding of the Hudson's Bay Company, and the Battle of the Plains of Abraham. All in all, 155 years in 45 minutes… 

I could amuse myself pointing out various mistakes made in the reenactment of various events, but these are to be expected in any documentary- research time and budget constraints plague all such productions after all.

However, my main pet peeve with The Story of Us is: where are the Historians? 

In what is already a disputable primer for the public, I am shocked to see that the producers thought fit to massively outnumber the 3 or 4 academic commentators with innumerable actors, entrepreneurs, dancers(!) and other Canadian celebrities. Being myself a specialist on the Seven Years' War, you can guess my dismay at watching mixed martial artist Georges St-Pierre comment (badly) on the Battle of the Plains of Abraham… Could they not have asked Peter MacLeod or Allan Greer or any other number of Historians specialized in the period? St-Pierre's presence also ends up filling the position for "token francophone" in an episode focussing on… New France. That said, where are the francophone Historians? 

The Story of Us, in the words of John Doyle, "is just pop history for Kids". And even then, I feel sorry for the kids. As Doyle remarks further on the lack of Academics: 
The idea behind this technique is, one guesses, to lessen the number of scholars and pundits doing the talking and let famous Canadians of some achievement in the arts-and-entertainment world say what the absent academics would say. Fair enough. (There are some academics along for the ride.) But it gets silly and repetitive and could possibly inspire a drinking game involving the guessing of which actor will be trotted out to state the next rather obvious point.
In trying to make Canadian history more appealing to Canadians, the execution of this technique merely ended up chewing time that would have been more usefully spent with actual Historians bringing new insight. 

In the end, The Story of Us was scared to address History in thought provoking ways and relied too heavily on political correctness and not enough on new research. The absence of Historians also serves to remind us that we currently live in a world where celebrity is apparently more important than academics.

Sources:


23 February 2017

Philatélie: un timbre russe

La série Bas-de-Cuir immortalisée par la poste russe

Mes lecteurs savent que je suis philatéliste à temps perdu. Je collectionne principalement des timbres en lien avec ces trois sujets: dinosaures et animaux disparus, le folklore et enfin, la Nouvelle-France. Avec les récentes manchettes de scandale entourant la Maison blanche de Trump et l'ampleur de ses liens avec la Russie, je vais m'amuser un peu en vous dévoilant ma pièce de collection préférée portant sur la Nouvelle-France émise par… la Russie!

Pas capable...
J'aimerais introduire ce timbre en vous confiant un secret. Bien que j'adore le film Le Dernier des Mohicans de Michael Mann,  je n'ai jamais pu finir la lecture du roman original de James Fenimore Cooper. Pas capable. D'une lourdeur insupportable, ce roman se lit comme la Bible… Même Mark Twain l'aura sévèrement critiqué. Néanmoins, ce roman est rapidement devenu l'œuvre la plus célèbre de l'auteur et a été adapté dans divers médias, soit à la télé, au cinéma et même en bandes dessinées. En effet, lorsque je parle de la guerre de Sept Ans à quelqu'un qui ne connaît pas son histoire, je n'ai qu'à évoquer Le Dernier des Mohicans pour qu'on ait une image instantanée de la période. Il va sans dire que le roman est devenu au fil des siècles l'un des plus importants et des plus populaires de la littérature américaine.

Mais on pourrait facilement s'étonner de découvrir que le roman a ses amateurs… en Russie! En effet,  les romans de Fenimore Cooper ont été très bien reçus, même pendant l'ère soviétique! Et encore aujourd'hui, Fenimore, le nom par lequel il est connu là-bas, continue de se faire traduire à ce jour.

L'engouement pour l'exotique et l'aventure peuvent certainement expliquer d'une part la fascination pour les livres de Fenimore Cooper, mais il y a aussi le fait que ses romans ont pendant longtemps fait partie des quelques livres étrangers qui n'étaient pas censurés. La culmination de cet passion fut la reconnaissance nationale de la série Bas-de-Cuir (Leatherstocking) par la poste russe en 1989. On ne peut s'empêcher de remarquer qu'il s'agit également de la même année où tombe le mur de Berlin.  

Le Dernier des Mohicans
Alors que ci-haut j'évoquais l'aspect "exotique" des écrits de Fenimore Cooper, cette série de timbres évoque une image assez comique contrastant la réalité américaine du XVIIIe siècle. D'une part, on y trouve un Huron-Wendat portant une coiffe de guerre appartenant plutôt aux  Indiens des Plaines. Et que dire du jaguar qui fait figure de cougar? Enfin, pour ne nommer qu'une autre critique, il va de soi que la plupart des habits sont anachroniques.

N'empêche, ce curieux mélange d'art soviétique et de littérature américaine me fait sourire à chaque fois que je croise ce timbre dans ma collection, et j'espère qu'elle vous fera sourire aussi.

Sources:


James Fenimore Cooper lui-même est
immortalisé par la poste américaine en 1940.
Un timbre semblable est émis en Russie en 1989.